En 2025, une hausse de 12 % du tarif moyen pour trente secondes de publicité lors des grands rendez-vous télévisuels contraste avec la stagnation des audiences sur les chaînes historiques. Les spots diffusés en replay continuent pourtant d’afficher des CPM inférieurs de 30 % par rapport au linéaire traditionnel.
Malgré la montée en puissance des plateformes numériques, certains secteurs maintiennent des investissements massifs dans la télévision, en raison d’un retour sur investissement supérieur à celui des formats digitaux pour les lancements de produits grand public. L’écart entre la demande et l’offre d’espaces publicitaires atteint un niveau inédit, redéfinissant les stratégies des annonceurs.
Panorama 2025 : où en est le marché de la publicité télévisée ?
Le marché publicitaire français aborde 2025 dans un climat de mutation. La télévision parvient à afficher une hausse mesurée de ses recettes nettes, qui culminent à 3,2 milliards d’euros d’après les chiffres récents de BUMP et France Pub. Ce regain tranche nettement avec le repli de la presse écrite, mais reste modeste comparé à l’ascension du digital.
Pour répondre à la pression liée au retour sur investissement, les annonceurs réajustent leurs budgets. Les données de Kantar Media indiquent que la part de la publicité télévisée sur le marché global se maintient autour de 21 %, même si Google et les plateformes de streaming grignotent des parts. La télévision linéaire conserve une place stratégique dans les plans médias, notamment pour sa capacité à toucher rapidement un large public.
Un coup d’œil sur la répartition des dépenses montre d’importantes disparités selon les secteurs. Les gros budgets restent l’apanage de la grande consommation et de l’automobile, tandis que les services et la distribution accélèrent leur migration vers le digital, où Google Ads s’impose.
Voici quelques tendances révélatrices :
- Statistiques publicité : la durée moyenne des campagnes télévisées s’est réduite de 8 % sur un an.
- Recettes publicitaires : on note une stabilité sur les chaînes historiques, mais une baisse sur la TNT gratuite.
- WARC prévoit une croissance ralentie, conséquence directe de l’éclatement des audiences.
Si la télévision continue de s’imposer, l’équilibre des investissements entre les différents canaux se fait désormais au cas par cas. Les chiffres de 2025 l’attestent : la simple visibilité ne suffit plus, la finesse de la data digitale s’impose dans tous les arbitrages.
Quels sont les coûts réels des publicités TV selon les formats et les chaînes ?
Les tarifs de la publicité TV varient énormément selon la chaîne, l’horaire et la durée du spot. Pour trente secondes diffusées en prime time sur une grande chaîne généraliste comme TF1, la facture grimpe souvent à 100 000 euros bruts. Sur une chaîne TNT, ce même créneau tombe sous la barre des 10 000 euros. Le coût publicitaire à la télévision dépend de multiples facteurs : audience, cible, période de diffusion et contexte éditorial.
Le CPM (coût pour mille) reste le socle des transactions. En 2025, il se situe entre 6 et 16 euros pour les chaînes nationales. Les chaînes thématiques, qui rassemblent des publics plus spécifiques, affichent parfois des CPM plus élevés, car elles promettent un ciblage affiné. Avec la montée des offres mêlant replay et linéaire, la frontière entre TV traditionnelle et vidéo digitale s’estompe peu à peu.
Face à la rigueur imposée par le budget marketing, les annonceurs mettent désormais en balance le GRP TV et les performances digitales mesurées en CPC ou en taux de clics sur Google Ads ou les plateformes sociales. La télévision linéaire garde un impact fort sur la notoriété, mais l’écart de coût avec la publicité vidéo en ligne se réduit.
Pour illustrer les tarifs, voici quelques exemples concrets :
- Un spot court (moins de 10 secondes) sur une grande chaîne, diffusé en journée, démarre à 8 000 euros.
- Un format long (60 secondes) en soirée sur une chaîne premium peut atteindre 250 000 euros.
Le marché évolue, les données pilotent chaque décision, et chaque euro investi doit désormais justifier sa rentabilité sur l’ensemble des supports.
Chiffres clés et tendances : ce que révèlent les statistiques du secteur cette année
En 2025, le marché publicitaire français fait preuve d’une réelle robustesse face à la progression du digital. Selon les dernières études de Kantar Media et BUMP, les recettes publicitaires nettes de la télévision dépassent 3,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 2,5 % sur douze mois. Si la télévision linéaire cède du terrain aux plateformes numériques, elle reste incontournable pour les grandes campagnes à fort enjeu de notoriété.
Le média télé réunit chaque semaine plus de 44 millions de téléspectateurs. Les grandes marques concentrent leurs budgets sur les créneaux phares : prime time, grands événements sportifs, formats originaux. Même si le digital capte une part croissante des investissements publicitaires, la télévision attire encore plus d’un quart des budgets, d’après France Pub.
Répartition des dépenses par secteur
Voici comment se répartissent les budgets selon les secteurs majeurs :
- Grande consommation : près de 40 % des investissements TV
- Automobile et distribution : autour de 25 %
- Services et télécommunications : croissance notable, environ 15 %
Les formats vidéo prennent de l’ampleur, alimentés par la convergence entre TV et digital. Pour les spécialistes marketing, les périodes de forte audience génèrent davantage de leads, car la pression publicitaire y est maximale. Un chiffre domine : plus de 70 % des professionnels interrogés estiment que la télévision reste incontournable dans leur stratégie média, même à l’heure où le digital s’impose partout.
Publicité TV ou digitale : quelles stratégies privilégier selon votre secteur en 2025 ?
Le dilemme n’a jamais été aussi pointu pour les marketeurs. Le choix entre télévision et digital dépend désormais du secteur et des objectifs. La télévision linéaire demeure la voie royale pour les grandes marques qui visent une couverture maximale et une répétition forte. Les budgets des distributeurs et du secteur automobile vont en priorité vers la télévision, qui assure des volumes de GRP incomparables sur des audiences larges.
À l’inverse, dans les secteurs BtoB, la technologie, la finance ou le conseil, le digital s’impose. LinkedIn, Instagram ou la publicité vidéo sur les réseaux sociaux permettent un ciblage et une personnalisation inaccessibles à la télévision classique. Le marketing d’influence s’invite aussi dans la donne, à la recherche d’un engagement accru.
Les chiffres HubSpot sont clairs : plus des trois quarts des entreprises misent désormais sur un cocktail de vidéos courtes, contenus immersifs et formats natifs sur les plateformes sociales. La télévision reste privilégiée pour les grands lancements, la construction de marque, mais laisse aux acteurs digitaux l’avantage du ciblage ultra-précis et de la mesure instantanée.
Pour mieux cerner les tendances, ce tableau synthétise les canaux dominants par secteur :
| Secteur | Canal dominant | Objectif principal |
|---|---|---|
| Grande consommation | Télévision | Notoriété, couverture |
| Tech, BtoB | Digital | Ciblage, engagement |
| Luxe, mode | Mix TV/digital | Image, influence |
Les stratégies vidéo évoluent sans cesse, portées par l’essor du mobile et la domination de la data. Aux marques de calibrer leur budget marketing selon la maturité de leur marché et la soif de vidéo de leur audience, qu’elle soit devant le téléviseur ou sur un écran de smartphone. Reste à savoir qui, du spot TV ou du format digital, saura capter l’attention d’un public toujours plus fragmenté, et plus exigeant.


