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Essonne : le maire de Lisses visé par plusieurs individus masqués

Plusieurs personnalités publiques subissent des agressions pour différentes raisons telles que la divergence d’opinions sur un sujet. C’est ainsi que le lundi 4 mai, Thierry Lafon, Maire de Lisses a été visé par plusieurs individus masqués. Ces derniers lui ont lancé des projectiles. Découvrez dans cet article, la scène qui a été filmée par la victime lui-même.

Le maire de Lisses est agressé avec des jets de projectiles

Encore étonnant comme situation, le lundi 4 mai à Lisses, Thierry Lafon, maire de cette ville de 7 500 habitants, a été pris d’assaut par des jets de projectiles. Curieux de savoir ce qui a causé tout cela, les habitants de Lisses s’interrogent. D’après le Parisien 91, Thierry Lafon aurait vu une fumée par la fenêtre qui l’aurait alertée.

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Ainsi, craignant un incendie, il est sorti voir ce qu’il se passait. Une fois, dehors, il monte à bord de sa voiture et constate le lieu de l’incendie. Il ne agissait d’un feu de poubelle sur la voie publique. Aussi, il remarque plusieurs individus masqués près du feu.

Dès le moment où les individus ont remarqué le maire, ils commencèrent à lui lancer des projectiles. Ils lui balançaient des galets, bouteilles et pots en verre. C’est à ce moment qu’il a eu la brillante idée de faire sortir son téléphone et de filmer la scène. Grâce à son habileté, le maire a pu éviter les projectiles.

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D’après les dires, il s’agissait d’un guet-apens. À la vue des militaires, le groupe d’individus a pris pour cible ces derniers les ont obligeant ainsi à faire demi-tour afin de faire appel à du renfort. Selon Thierry Lafon, leur coup avait été bien préparé. Il reste persuadé que ce début d’incendie avait pour but d’attirer les militaires et les sapeurs-pompiers afin de leur lancer des cailloux.

Au moment, du côté du maire, des forces de l’ordre et des pompiers, il n’y avait aucun blessé. Cependant, le pare-brise de la voiture du maire s’est brisé. Suite à cette scène, le maire porta plainte. Une enquête est en cours afin d’identifier les individus masqués.

L’ancien adjoint et les communistes contre le maire sortant

Aux élections, Michel Souloumiac a fait alliance avec les communistes afin de faire face à Thierry Lafon, le maire sortant. Mais ce dernier a remporté 48,29 % des votes.

Au cours du premier tour des élections municipales du 15 mars dernier, avec sa liste sans étiquette, cet élu, à la tête de la ville. À cet affrontement, il y avait trois autres candidats, dont l’adjoint aux finances pendant près de 20 ans, Michel Souloumiac. Ce dernier a été placé en deuxième position avec 34,25 % de vote.

En effet, Michel Souloumiac s’est retourné contre le maire, car il est en désaccord avec ce dernier au sujet de l’Intermarché. Ce projet consistera à changer l’emplacement de l’Intermarché sur un terrain en périphérie de la commune.

Le maire travaillait sur ce projet alors que son adjoint affirmait qu’il avait besoin de commerces à proximité, dans le centre. Cependant, réfute les dires et affirme que Michel Souloumiac a ressorti un vieux dossier qui date de 2007 et que c’était une affaire privée.

La police enquête sur l’identité des agresseurs et leurs motivations

La police enquête actuellement sur les agresseurs et leurs motivations. Les autorités cherchent à déterminer si cet incident est lié aux élections municipales ou s’il résulte d’un différend entre le maire et une personne particulière.

Dans un communiqué, la municipalité a condamné cet acte de violence. Le maire a exprimé sa profonde tristesse face à cette attaque qui a eu lieu devant son domicile familial. Il a aussi remercié les forces de l’ordre pour leur intervention rapide, ainsi que la population pour ses messages de soutien.

Le préfet de l’Essonne a aussi réagi en condamnant fermement cette agression et en appelant au respect du droit démocratique dans notre pays.

Les incidents violents contre des élus sont malheureusement courants en France. En 2019, plus de 1 000 maires ont été victimes d’insultes, de menaces voire d’agressions physiques. ‘C’est inacceptable’, s’était insurgée Marlène Schiappa alors qu’elle était secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de l’égalité femmes-hommes, et malgré différents plans gouvernementaux pour renforcer leur sécurité.

De nombreux élus locaux ont témoigné publiquement leur solidarité avec Thierry Lafon après cette attaque brutale dont il a été victime ce mercredi soir non loin de Paris.

Le climat politique tendu dans la commune de Lisses en question

Cette attaque contre le maire de Lisses intervient dans un contexte politique tendu dans la commune. Le maire sortant Thierry Lafon, qui brigue un troisième mandat, est effectivement contesté par plusieurs candidats aux élections municipales.

L’un d’entre eux est son ancien adjoint Gilles Dubois, qui a décidé de se présenter contre lui avec une liste divers gauche. Les relations entre les deux hommes se sont rapidement tendues depuis cette annonce et des tensions ont été observées lors des réunions publiques.

Les communistes locaux ne soutiennent pas non plus la réélection du maire sortant. Ils ont annoncé leur intention de présenter leur propre candidate et appellent à l’union des forces progressistes pour battre Thierry Lafon.

Cet incident n’est donc pas sans rappeler les violences qui ont eu lieu lors du dernier scrutin présidentiel en 2017. De nombreux élus avaient alors fait face à des menaces et intimidations physiques.

Face à ces événements inquiétants, les autorités appellent au calme et à la sérénité. La campagne doit se poursuivre dans le respect de chacun afin que chaque citoyen puisse exprimer librement son choix démocratique.

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